Dans les yeux des enfants

29 avril 2008 at 08:58 (Uncategorized)

Ce matin la plus grande de la bande de mes petits potes (2 ans et demi) revient après son congé du lundi. Elle a vu lhomamoi en concert dimanche après midi dans le spectacle pour enfants et en a toujours des étoiles dans les yeux. La puce était au premier rang, en compagnie d’un autre ‘ancien’ petit pote rentré à l’école. Retrouvailles depuis septembre, et comme si ils ne s’étaient jamais quittés. Que d’émotions donc pour la petite, retrouver « son Louis », celui de qui elle était la plus proche, et partager un spectacle avec lui ! Voir en plus mon amour sur la scène au lieu de chez moi au milieu de la garderie jouant avec eux. Découvrir les chansons « en vrai » alors que chez moi elles ne sont que sur cd, voir aussi les 3 autres membres du groupe qu’elle ne connaissait pas. Bref, découvrir tout ce que à quoi elle ne s’attendait absolument pas malgré ce qu’on lui avait expliqué, plein de monde dans ce chapiteau bondé et surchauffé, retrouver les copains de jeux qui étaient -oh miracle- là aussi….. Découvrir le spectacle en entier alors qu’ici ils ne veulent jamais entendre que 2 ou 3 chansons qui sont leurs préférées….. me retrouver pour une fois dans un autre cadre que la maison -et lequel !- un festival celtique , des gens partout déguisés, des boutiques d’artisans, le chapiteau, la scène, la musique bref elle en a pris plein les yeux et les oreilles…
Elle a adoré, évidemment, et depuis les chansons tournent en boucle je ne vous dis que ça ! 
….Mais tout ce qu’elle trouve à me dire et répéter sans cesse à tout le monde depuis dimanche, c’est qu’il n’a même pas vu le beau noeud qu’elle avait dans les cheveux…..
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C’est reparti

28 avril 2008 at 08:57 (Uncategorized)

Et donc comme prévu ce fut un week-end de fous. J’vous raconte.
Samedi, parce que faire simple c’est moins gai hein, vous me connaissez, je suis allée rejoindre mon amoureux chez lui (6km de marche sous un soleil de plomb -et ultra rapide en plus parce qu’à la bourre comme d’hab- pour rejoindre la gare, puis 2 bonnes heures de voyage en train), pour revenir ensuite dans le minibus du groupe….. à une petite trentaine de km de chez moi. Si si, comme je vous le dis !  🙂
Folle moi? Mais non voyons 🙂  J’avais juste envie d’être près de lui. Gagner quelques heures, partager son excitation -et celle de tout le groupe- pour ce premier concert depuis près de 6 mois. Puis rentrer chez lui, voler une nuit à l’absence -puisque c’était la semaine avec mes enfants, et donc sans lui-. Mes enfants de sortie, et se moquant pas mal que je sois là ou pas j’en ai profité. Non mais.  🙂
Et donc samedi premier concert, au pied des ruines d’un chateau dans la région de Huy. Concert rigolo, plein de couacs, de bonne humeur et de fous rires, aussi. Public conquis, pari gagné….
Re-belote dimanche, avec 2 concerts en prime. Festival celtique, 3 chapiteaux, village d’artisans, grand soleil et ciel bleu. Du bonheur quoi.
Un premier concert à 14 heures avec l’autre spectacle -celui pour enfants- et j’avais ameuté ma troupe de petits potes, qui étaient presque tous de la partie. Des étoiles dans les yeux des enfants, et moi, fière comme un paon  🙂
Ensuite, le gros morceau. Concert en soirée, sur la grande scène, dans un chapiteau surpeuplé. Et comme d’habitude, vivre cela de l’intérieur, avec badge d’accès, loges des artistes, les autres groupes, ou même monsieur Perry Rose -toujours aussi adorable- assis à une même table, au soleil…
Une autre vie, tellement surréaliste que j’ai l’impression de la voir d’en haut de mon nuage….
Mon amour toujours présent, ne lâchant jamais ma main, souriant à tous les gens venant le saluer lors de nos ballades dans le village celtique, insistant pour m’offir le magnifique bracelet que je convoitais, mes enfants, enfin mon grand et sa copine, mon grand schtroumpf présent pour la première fois au concert quel bonheur les gens quel bonheur…
Et donc là aussi j’étais non loin de chez moi, et je rentrais au bercail avec mon grand schtroumpf et ses amis, délaissant mon amoureux reparti au loin là bas dans le sud avec le minibus… à vendredi ! 
La vie reprend son cours, lundi de boulot, je récupère mes petits potes bien fatigués de la sieste qu’ils ont manqué hier puisqu’ils étaient au concert……
Bonne journée les gens !

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De votre bulle, ne regardez que la face jolie de la vie, je vous assure c’est le pied

25 avril 2008 at 08:51 (Uncategorized)

Alors voilà, comme vous le savez je cultive toujours le vide et je vais bien merci, du fond de ma bulle je zappe tout ce qui me gène me dérange me fait peur ou me mets la tête à l’envers. Des infos, je ne prends que le meilleur ou le rigolo, je change de poste ou me mets en mode « off » dès qu’arrive du laid, du pas bien ou du sanglant. La terre ne s’arrêtera pas de tourner si je ne reste pas scotchée devant la télé pour compatir ou frissoner aux mauvaises nouvelles hein ! Moi je ne sais que gueuler à la lune ou me battre contre des moulins à vent, et de toute façon c’est toujours à sens unique inutile, alors t’as qu’à voir comment j’me suis fait une raison !
Parfois et bien malgré moi je me fais avoir -en sortant de la douche par exemple- et la radio, en traître, me parle du monstre dont on fait le procès actuellement, là bingo, je me prends l’info en pleine poire. Et ça ben ça rentre par une oreille, mais ça me bousille bien la cervelle avant de ressortir par l’autre. Et je viens déverser ici mon mal être, en pensant bêtement qu’il s’en ira peut-être…
Parfois, comme hier soir, mon homme-roi-de-la-zapette tombe sur le sarkonnard qui squatte les télés françaises, et ouh là la politique et moi c’est déjà pas ça, mais alors çui-là ! vite changer avant de m’énerver 🙂
Bref, tout ça pour dire que faire l’autruche, la tête dans le sable ça continue de m’aller très bien. Zappe zappe zappe et tout ira bien.
Mais bon parfois on n’a pas le choix, impossible d’éviter, et on se retrouve encerclés. De rouge ici en l’occurence, vous voyez de quoi je veux parler 🙂 Je n’ai même pas râlé ici (vous l’avez remarqué hein, dites moi que vous l’avez remarqué) sur la foire médiatique et la nouvelle liesse du peuple -enfin une partie du peuple- belge après la victoire des rouges au foot dimanche, champions de Belgique tu parles d’une affaire.
Voui j’ai eu du mal je vous l’avoue, j’aurais bien pondu un article pas piqué des vers, mais je voulais boycotter parce que bon ça va comme ça hein on en bouffe assez. Mais ce matin je lis m’sieur Boulu et comme d’habitude j’adore. Didiou comme il écrit exactement ce que je pense, allez-y voir tiens j’vous promets que c’est ce que j’aurais pu écrire  🙂
Puis tant que j’y suis, si comme moi vous zappez aussi la nouvelle daube star mais que vous voulez rire un bon coup, allez au nid voir la rubrique hebdo qui s’y rapporte.

Quand je vous disais que je préférais juste les infos rigolotes..

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Exutoire

25 avril 2008 at 08:49 (Uncategorized)

Parfois j’envie sa vie. Leur vie. Lui, pensionné après 40 ans de bons et loyaux services à la protection civile. Principalement pompier et ambulancier, parce que des autres catastrophes y’en avait pas tant, et heureusement. Mais aussi co-pilote de l’hélico pour les sauvetages hors-normes. Ou initiateur du groupe spéléo-secours, et rappelable à tout instant. Hobbys, ben la spéléo of course, et l’alpinisme. Bref, il était mon héros j’vous l’avais déjà dit. Une vie bien occupée. On va dire chargée. 2 enfants, le gamin qu’il emmenait partout avec lui, même pour leurs fameux week-ends sous terre, retour à lâge des cavernes. Evasions futiles.

Et donc il était mon héros. Je l’admirais autant que je l’aimais. Je vous parle de mon père,j’suis sûre que  vous aviez compris. Je vivais près de lui, souvent j’étais à la caserne, à chaque fois qu’il y travaillait. Jouant aux échecs, aux cartes ou même au ping pong avec les hommes, faisant des cabanes dans les hangars, aidant les mécanos le nez plein le cambouis, frottant les camions de pompiers déjà si rutilants, aidant à nettoyer les ambulances au retour des interventions, y passant des soirs, des journées entières de congé puisque la maison était tout à côté. Parce que chaque peloton d’hommes y restait d’office 24 heures. Mais il lâche tout à coup prise après 12 ans de mariage, marre de sa femme   -qui buvait de plus en plus- . Déracinée. Loin de la caserne, très loin. Une épicerie tu parles d’un changement de vie. Soutenir, ou plutôt non, aider, remplacer la mère si souvent démissionaire. M’occuper du petit frère adoré. Manquer l’école pour ouvrir la boutique, faire bouillir la marmite. Détester les clients, surtout ceux qui ne venaient que pour voir ses mini-jupes et son sourire aguichant.
Et survivre au père, plus que jamais absent. Il tentait d’être heureux, c’est ce qu’on essayait de me dire. Mais à 13 ans on ne comprend pas tout de ces choses là. Moi il me manquait, et je lui en voulais. Remarié à une femme de 5 ans mon ainée et qui nous détestait. Au moment de tes 20 ans tu auras une petite soeur. Tu parles d’un bonheur. Un père qui s’éloigne juste un peu plus, c’est tout ce que j’ai vu. 45 ans, papa gâteau mais pour une autre. Jalouse moi? Non juste triste. Puis j’ai ma vie maintenant, depuis que j’ai fui la maison dès que j’ai eu un boulot, dès mes 17 ans… J’suis forte maintenant. Qu’est-ce que tu crois j’ai 20 ans…..
Le second mariage foire aussi, le pauvre n’a pas de bol. Perds tout, se retrouve seul dans une maisonnette….non loin de sa caserne. A la petite cuillère on le ramasse. Je viens habiter près de chez lui, j’l’ai toujours aimé est-ce que je vous l’avais dit.
Puis je fais un bébé, la vie s’écoule, il rencontre une nouvelle personne. 3ème mariage, cette fois sera la bonne.
Ma vie se poursuit, il n’a plus besoin de moi, j’achète une maison. J’ai un autre bébé. Il se marie, il est heureux, très heureux.
Et depuis il me téléphone. Parfois. Moi je le fais, souvent. Juste pour l’entendre me demander si ça va, comment vont les enfants. Et toujours je dis oui, tout va. C’est ce qu’il veut entendre, le reste il n’en a cure.
Je disais que j’enviais leur vie. Leur bonheur. Leur bulle, leurs habitudes, leurs balades leur resto du samedi, leur chien même, l’enfant gâté à son papa. Je ne sais pas si c’est l’envier. C’est juste que j’aimerais y être un tout petit peu intégrée. Un peu plus que 2 fois par an pour un anniversaire à fêter. Purée mon père ce que je peux l’adorer.

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C’est leur tournée

22 avril 2008 at 08:48 (Uncategorized)

Et donc samedi j’ai fait la spectatrice. Même si il n’y avait pas de gradins dans la salle. Et la journée a passé vite. Puis il n’y a rien à ajouter, en fait. Je reste dans ma bulle, amoureuse du chanteur et rien d’autre. Etrangère aux histoires à ne pas tenir debout des autres, à l’intendance, aux commérages, au merchandising et à tout le reste, et je m’en porte (presque) bien. Samedi la tournée reprend, et je serai là. Autant que ce sera possible. Pour être avec lui, soirs ou week-ends volés à l’absence. Ou parfois aussi pour revoir certains des fans, et juste faire la fête. Déconnecter, ouvrir la bulle et oublier la vie pas toujours sympa. Et puis je vais vous dire, en plus je me réjouis de la journée de dimanche. D’abord parce qu’il y aura 2 concerts, et pour une fois non loin de chez moi. Et ensuite parce que le premier -en après midi- sera le spectacle pour enfants, et que presque tous les parents ont décidé d’y amener mes petits potes. Ca va faire tout drôle de les voir parmi le public, je me demande quelles vont être leurs réactions d’entendre enfin les chansons « en vrai », de le voir sur la scène. Je me réjouis…
Puis le soir, concert du groupe, au même endroit mais cette fois sur la grande scène. J’ai battu le rappel de mes amis et connaissances pour qu’ils découvrent enfin le groupe, moins connu par ici. Et là aussi je me réjouis…

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Monstre

22 avril 2008 at 08:47 (Uncategorized)

« Elle me faisait penser à une petite ballerine, et j’en ai fait une loque humaine »
Cette phrase du monstre fourniret à propos d’une de ses victimes, la petite Elisabeth Brichet (12 ans), me tourne dans la tête depuis une semaine. Me tords le coeur et me retourne l’estomac.
Ce n’est qu’une phrase parmi tant d’autres, tant de ses actes. Pourquoi elle m’a touché plus, je ne sais.
Et j’avais envie, besoin presque d’en parler ici. Dont acte.

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:-)

18 avril 2008 at 08:46 (Uncategorized)

Hello les gens ! Du fond de ma bulle je reviens vous faire un petit coucou. Finalement le vide ne me va pas si mal que ça…
Et donc tout va.
Mis à part le fait que mon Jimmy était malade depuis lundi, et bien malade le pauvre. Il était une fois une sinusite une trachéïte et une angine qui s’étaient donné la main pour tenter de terrasser mon géant de gamin. Et le conte finit mal, puisqu’elles y sont arrivées. De plus il paraît que la sinusite du coup soit entrain de devenir chronique, pff. Et quand on est apprenti-entrepreneur de parcs et jardins dans un pays à la météo pourrie, on se dit que ça ne va pas le faire…. Puis quand on ne supporte pas les antibiotiques à méga-forte dose ça ne le fait pas trop non plus moi je vous le dis, le pauvre n’a jamais autant dormi. Et avec la bande des petits potes déchaînés que j’avais ici ça tenait presque du miracle. Enfin bon, il commence à aller mieux et didiou, ben moi aussi du coup  🙂
Sinon quoi de neuf? Ben rien, donc en gros comme je vous disais tout va. Mon grand continue de déserter la casba pour cause de stage, passe ici en coup de vent et gnagnagna je râle si je veux et puis voilà. presque 1 mois qu’il n’a plus dormi ici ça commence tout doucement à bien faire quoi..
Mais bon, ce soir je m’en vais retrouver mon zhomme, et après une semaine sans se voir vous le croyez si je vous dis que je m’en réjouis ? 
Enfin se voir. Enfin ses bras.
Hourra, quoi.
🙂

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Week-end sympa, pluie et cachaça

14 avril 2008 at 08:45 (Uncategorized)

Chouette week-end pour la tribu, en amoureux et à Brugges pour mon grand, de répet et d’enregistrement du cd samedi et dimanche pour mon zhom, de guindaille vendredi et samedi pour mon Jimmy, puis pour moi shopping et resto samedi puis visite à l’hopital dimanche pour rencontrer la nouvelle petite crevette née jeudi et aller voir une autre des petites que j’ai en garde et qui est aussi hospitalisée, puis encore resto .
Oui et mon régime dans tout ça? Ben il commence sérieusement à me gonfler (sans jeux de mots) ce régime qui ne fonctionne pas, mais pas du tout, grrr.
Bah on va dire que boire 2 litres d’eau par jour ça draine ça nettoie et ça éclairçit sûrement les idées, ça ne peut pas me faire de mal… Mais pour ce qui est de perdre des kilos, nada. Alors hop, resto samedi et après moi les mouches  🙂
Et délicieux le resto en plus, je ne vous dis que ça ! Latino-américain, avec tout et tout, caprihina en apéro et même orchestre couleur locale et flûte de pan. Du bonheur en somme, excepté le sprint final dans les ruelles de Liège pour ne pas louper le dernier bus parce que quand on a autant mangé ben le sprint c’est juste un sacrilège, et aussi l’abandon de mon grand schtroumpf pour le laisser rentrer seul, en chaise -et sûrement un peu en zigzag hein mon S. que c’est bon la cachaça et le rhum-  😉
Oui bon j’en étais où là. Ah oui le régime…. décevant je vous disais. Et donc re-resto dimanche pour me remonter le moral, tiens. Avec la maman d’un des petits potes, après notre visite à l’hopital puisqu’on y était allées ensemble. Cette fois pas de sprint final puisqu’on rentrait en voiture, et j’vais vous dire heureusement parce que là je ne savais presque plus bouger tant j’étais gavée 🙂 Et vive la cuisine française à la crème 🙂
Bon du coup ce matin je me traînais, hirsute en me disant que ouf seulement 2 petits potes aujourd’hui, bien fatigués comme par tradition tous les lundis et que donc j’allais me la faire bien cool…. quand mon Jimmy se lève, encore plus hirsute que moi, et bien cassé maman je crois que je suis malade, sinusite et fièvre la nuit… Bah cool pour lui aussi donc. Moui. Sauf que quand on fait venir le toubib, ben faut le payer hein madame ! Et donc me voilà en route pour la banque à 7h du mat’ -avant l’arrivée des petits-, pour 1/2 heure de scooter sous une pluie battante. Gn.
Trempée? comme un canard voui les gens. Et on remet ça pendant la sieste des petits -surveillée donc par Jimmy- pour aller chercher ses médocs. Et puis encore le soir pour une **gn** de formation en ville. Décidément pour une fois que j’allais avoir une journée cool  🙂
Je hais la pluie. Menfin j’vais pas me plaindre hein, là bas au fin fond du pays mon amour me dit qu’en ce moment il neige à gros flocons….
Bonne journée les gens !

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C’est la vie. Mouais, si je veux, d’abord

11 avril 2008 at 08:44 (Uncategorized)

De long en large, et même en travers, je me laisse vivre. Au jour le jour. Flotter pour ne rien devoir penser. Faire l’autruche la tête dans le sable. Et me remplir de vide.
Quelles sont les nouvelles? Pas grand chose. Ou plein, c’est selon. Une des petites que j’ai en garde a eu une petite soeur hier soir et j’en suis toute attendrie. Une autre « grande » va rentrer à l’école dans 2 semaines. Une s’en va, une autre arrive. Un nouveau petit pote dans ma troupe, la vie qui suit son cours, et dans ce cas, oui ça me va. Et puis mon Tom fête aujourd’hui avec sa schtroumpfette leurs 5 années d’amour et ça sera tendresse, un week-end entier dans la belle ville de Bugges, notre Venise nationale. Je suis si heureuse pour eux. Et c’est si beau comme ils s’aiment. 5 ans déjà j’en reviens pas ça a passé si vite y’a pourtant pas si longtemps qu’il n’avait que 5 ans ! Comment ça c’est un homme? Rêve toujours, c’est mon gamin oui. Bon ok, ils forment un couple. Ok ok depuis 5 ans, ça va j’ai assimilé. Comme d’hab. je fais ma râleuse, puis je transpose, et je me dis que j’aimerais déjà y être tiens à nos 5 ans mon Amoureux et moi, dans cette petite vie à deux que l’on n’arrête pas de se promettre. Tellement qu’elle prend forme ..Lentement mais sûrement. Pourquoi ces 5 ans-çi durent tellement ? Et la vie change(ra) donc, lentement mais sûrement. Inexorablement en fait. Je m’en réjouis, ou m’en effraye ça dépend des jours, de mon humeur, de mon bien ou mal être. Et oui je n’arrive pas à me faire aux changements qui s’opèrent, bien malgré moi. Mon grand qui termine ses études supérieures, qui est en stage et donc qui déserte de plus en plus le nid. Oui c’est plus simple de loger chez sa schtroumpfette quand on rentre à minuit ou que l’on doit prendre le bus à 6 heures du matin et que l’on n’aime pas les trajets en scooter. Pourtant moi je voulais bien m’y coller. Juste pour qu’il dorme quand même parfois ici. Le nid. Mon nid quoi. Mes zoziaux qui croient qu’ils savent voler, pfff. La vie, oui je sais merci. Et mon autre qui termine son apprentissage bientôt, et qui a déjà son emploi assuré. Puis du coup un vrai salaire, et le traître ne parle que d’aller vivre seul. Et en plus commence à étudier pour passer son permis. Gn.
Osciller sans cesse entre me réjouir de vivre avec mon homme, et celui de voir ma vie de famille actuelle éclater en mille étoiles. Il paraît que c’est la vie, je sais on me le répète assez merci encore! Oui, ben moi je ne suis pas prête voilà. Et ça me fait du bien de venir me plaindre ici ou le gueuler à la Lune, même si ça ne servira à rien. Moi je voulais une grande maison avec des volets bleus, et mes enfants près de moi. Utopie, ouais ça va j’ai compris !
Je regarde autour de moi, les petits potes on fait un sacré brol y’a des jouets partout. Je m’assieds par terre le dos contre le radiateur et je regarde ma vie. Mes semaines alternées où mes enfants sont chez moi, ou bien mes semaines alternées où l’on se voit mon zhomme et moi. Ma vie, faite de mi-temps.  Mes 2 vies. 2 demi-vies heureuses, mais qui n’en feront jamais une complète. Ma petite maison où je me sens si bien. Envie de fleurs partout, d’aménager la cour derrière, et puis? Vlan coup de burin dans le coeur, je sais que ce n’est pas chez moi ici, ma maison c’était ailleurs faudrait que j’arrive à l’oublier cette baraque, merde. Et puis chez moi ça sera ailleurs. Chez nous, Il me l’a promis. « dans cette maison que tu décoreras, dans cette maison qui sera rien qu’à nous 2 ». Ca sera du bonheur je le sais. Mais bordel à quel prix. Au prix d’une page qui se tournera. Qui est entrain de se tourner. Inexorablement.
Mouais. Quand je serai prête je m’y ferai. Promis.

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Ca ne s’arrange pas :-)

8 avril 2008 at 08:43 (Uncategorized)

J’ai lu dans la presse ce matin ce titre : « Vaste opération anti-insecte au Texas »
En fait c’était « anti-secte »
Mouarf, si si, à part ça tout va
🙂

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Cette femme est un héros

4 avril 2008 at 08:41 (Uncategorized)

J’ai envie de vous parler d’elle. Une fois de plus, je sais. La faute à cette nostalgie, cette p’tin de nostalgie qui m’envahit, presque autant que ce vide qui depuis quelques temps m’isole du monde réel. Alors que dire de nouveau, à part que je l’aime tendrement mais ça vous le savez. Qu’elle a remplacé ma mère. Qu’elle m’a tout donné. Qu’elle a toujours tout donné à tout le monde. Et que je l’aime, purée je l’aime.
Je pourrais vous raconter qu’elle a été un héros pendant la guerre. Non pas une héroïne, un mec, un vrai mec. Ouais je m’en vais vous raconter ça.
Comme je l’ai déjà sûrement expliqué ici, elle était tailleuse. Avait un atelier de couture, et des ouvrières bien sûr. Un joyeux poulailler, c’est l’image que je m’en suis fait au vu des nombreuses anecdotes qu’elle m’a raconté 🙂 Un atelier donc, et aussi une boutique de vêtements. Et sa cousine, qui était aussi sa voisine, était modiste. Donc y’avait aussi des chapeaux, dans la boutique. Ouais, on dirait un film. Puis son époux était coiffeur, et l’autre partie de la maison était un immense salon de coiffure pour homme et dames. De plus, pendant la guerre, et jusqu’aux années soixante, la maison faisait aussi office de pension de famille et accueillait principalement des hommes qui étaient en formation de métier dans un centre tout proche. Un beau jeune homme principalement, le « coupable » qui a déposé une petite graine qui est devenue la mauvaise herbe auteure de ce blog 🙂  Mais ça c’est une autre histoire, revenons à nos moutons.
A ma grand-mère donc, je suppose que vous aviez compris. Et donc de quoi je voulais parler? Ah oui, que c’était un héros. Parce que voyez-vous, une si grande maison, ben ça se fait réquisitionner par l’ennemi, en temps de guerre…. Et donc la pension de famille se trouve devenue pension à l’oeil pour officiers allemands. Et ça me fait toujours rire quand elle me raconte que pour avoir plus facile de repasser leurs uniformes, les couturières crachaient dessus. C’est ça être un héros? Non, être un héros, c’est accueillir un soldat anglais, et le cacher durant de longues semaines dans la pension réquisitionnée, au nez et à la barbe des boches. Ruser pour lui rendre visite, lui apporter les repas dans sa mansarde minable. Ou des revues, pour qu’il passe le temps. Et dont les photos de jolies filles, ou des paysages qui devaient lui rappeler sa campagne anglaise couvraient encore les murs fin des années 90, quand la maison a été vendue. Cette petite mansarde où moi j’aimais aller m’asseoir sur le vieux lit en fer et rêver au jeune militaire, si mignon à ce qu’il paraît. Cette mansarde où plus tard je traumatisais à vie mon frangin en l’y enfermant en compagnie des mannequins sans tête qui servaient de gabarits en couture, alignés en rangs d’oignon  😉
Voilà ma vision enfantine des récits de ma grand mère. La guerre comme dans « la vache et le prisonnier ». La guerre avec aussi, pourtant, un jeune officier allemand tout gentil, qui n’arrêtait pas de s’excuser pour l’embarras, et qui offrait à ma mémé des bibelots volés dans d’autres maisons qu’ils pillaient. Il m’a fallu longtemps avant de comprendre quels dangers elles -avec la troupe des couturières- ont courru à abriter cet anglais. A l’insu de tous, même de mon grand-père, luxembourgeois et bien trop proche des boches. Tellement que même maintenant j’ai encore honte de lui.
Héroïne qu’elle était. Héros, j’vous disais. Comme un mec. Pour gêrer ensuite seule et de main de maître les 2 commerces, l’atelier de couture, les 2 bébés -ma mère et sa soeur- (nées respectivement en 42 et 43 !), la pension de famille et toute la maisonnée, quand mon grand-père le collabo a dû fuir en Suisse durant plus d’un an.
Ce petit bout de femme, du haut de son mètre cinquante imposait tellement de respect et de douceur, que vous ne pourriez même pas l’immaginer.
Ensuite le mari et père prodigue revenu, elle suit son bout de chemin, à moitié heureux. Puis elle arrête l’atelier de couture et la pension de famille et accueille la mauvaise herbe née en 1963 -moi pour vous servir-. Et ça aussi ça tient de l’héroïsme moi je vous le dis 🙂
Sacré petit bout de femme, et comme je l’adore. Toute sa vie dans le commerce, si entourée et pourtant si seule. Veuve dès 1971, elle garde juste le salon de coiffure. Prends sa pension à 76 ans ! Vends la maison bien trop grande et trop vide. Trop pleine de souvenirs, surtout.
Et depuis lors, s’ennuie dans un studio minuscule.
Ca ressemble à un hommage nécrologique nomdidiou. Mais elle est toujours là, dieu m’en préserve ! Je ne veux pas la perdre, elle est mon seul repère. Paradoxe infernal. La garder, et pourtant avoir tellement dur d’aller la voir. Me ressourcer, oui. mais à quel prix. Ne plus avoir la force de lui sourire tendrement quand elle me redemande pour la 3 ème fois si je vais bien ou si Dominique, c’est bien mon gamin, alors que c’est mon frangin. Me dire que les journées sont longues hein, mais se reprendre de suite en disant qu’elle ne s’ennuie jamais, tellement elle a peur d’aller en maison de repos. Pourtant à 93 ans, il serait drôlement temps…
Je dois aller la voir demain, passer l’après midi auprès d’elle pendant que lhomamoi sera en répet. Elle habite à quelques km de chez lui est-ce que je vous l’ai déjà dit. Mais je n’en ai pas la force. Et de toute façon dans la soirée elle aurait déjà oublié que je suis passée. J’irai un autre week-end, promis. De toute façon elle aura d’autres visites. Un autre week-end, parce que voyez-vous, la nostalgie est aussi lourde que le vide….

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Idées en vrac, et croyez-moi pour un cerveau vide ça tient de l’exploit :-)

1 avril 2008 at 08:40 (Uncategorized)

Alors ma soirée glandage-plateau télé-bidouillage pc s’est super bien passée. Idées en vrac j’veux bien mais par où commencer ! Mon Jimmy rentre quand même drôlement tard le soir de chez sa schtroumpfette, enfin bon je trouve. Blablabla en semaine ça se fait pas tu travailles demain. V’la que je me mets à jouer la mère râleuse qu’est-ce qui m’arrive. Mais c’est vrai quoi j’aime pas qu’on vienne m’éveiller dans mon premier sommeil d’un tonitruant « coucou j’suis rentré ». Surtout que je n’ai toujours pas trouvé où avait disparu cette heure de repos qu’on nous a volé, quoi. Mais à part ça tout va, grand soleil et hoplàlà. Toujours ce « rien » qui fait tellement de bien. Je survis, je surnage, je m’applique aux corvées imposées, mais tellement la tête ailleurs que ça m’aide bien. Me couler dans le vide. Tes mots tellement justes, Luisasi, comme toujours. Le vide comme pansement sur les blessures du passé, du présent…et même de l’avenir brouillon. Les 3 mon capitaine 🙂
Rien. Pourtant je déborde d’énergie, sisi croyez-moi. Me manque juste l’envie…. 😀

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