23 novembre 2015 at 13:29 (Uncategorized)

Un week-end étrange.. entre du shopping sympa samedi avec une copine dans un centre commercial…et l’armée et la police armés jusqu’aux dents qui quadrillent le tout. Et puis, heureusement, un chouette goûter pour l’anniversaire de mon petit papa, avec ma tribu. De quoi bien se réchauffer le cœur pour quelques heures.

Entre un dimanche de solitude décidée, couture et bricolages, et l’envie de parler, de partager, de dire mes inquiétudes. En fait, surtout d’être rassurée. C’est ça, rêve…

Mais une soirée d’infos qui n’en étaient pas, flashs télé où l’on cause pour ne rien dire, quartiers de Bruxelles bloqués, appels de la police fédérale pour que personne ne parle ni dans les médias ni sur les réseaux sociaux. Juste de quoi bien inquiéter tout le monde sans en avoir l’air, quoi. Et ça marche, purée ça marche ! Quelques médias adorant le sensationnel bravent l’interdit, je vois sur le site de 2 d’entre eux que salah machin a été vu et pris en chasse à Liège, qu’il y a des actions en cours . Et mon Thomas fait la nuit, je pense 😦 Je lui demande par sms, et il m’appelle histoire de savoir pourquoi. Je m’inquiète, tiens !!!! Il est seul à l’hôtel pour la nuit, évidemment aucune consigne et de toute façon bien obligé de laisser entrer les clients inconnus…. Et au lieu de comprendre que je m’inquiète, il m’accuse de le stresser. Sympa. Comme si il n’allait de toute façon pas apprendre ailleurs les mouvements de la police sur Liège…

Nouvelle info, ce serait hors de la ville et le suspect se serait enfui via l’autoroute vers l’Allemagne, les flics n’ayant -tiens donc- pas réussi à le coincer. J’en informe mon gamin, histoire qu’il ne stresse plus. Il ne me répond même pas.

J’ai attendu la conférence de presse de minuit 30 pour savoir ce qu’il en était de Liège, mais rien, évidemment rien, à croire que la Belgique ne se résume qu’à Bruxelles.

Pays débile. Exemple aux infos à l’instant : une école de Bruxelles fermée, et à quelques centaines de mètres de là, frontière linguistique, une autre école est ouverte. Commentaire du journaliste -avec images de l’école à la clef!- « nous tairons bien sûr le nom de cette école, histoire de ne pas la mette en danger ». Tarés de médias !

L’info principale qui tourne est que Bruxelles vit au ralenti. En état d’alerte niveau 4, et le reste du pays en 3, ben tiens. Expliquez encore et encore aux terroristes que la capitale est surprotégée, qu’ils peuvent par conséquent viser le reste du pays..

Lors des attentats de janvier à Paris niveau d’alerte 3 à Liège aussi, mais aucun militaire en vue dans les centres commerciaux alors que cette fois, à 3 minutes à pieds de chez moi, ils pullulent « Mais ne vous inquiétez donc pas.y’a que Bruxelles qui est menacée d’attentats imminents » C’est ça, prenez-nous donc tous pour des cons….

Et moi, je me retrouve ici avec 4 petits mômes, forcément insouciants. Avec qui il faut jouer, chanter, et sourire. Comme j’aimerais avoir leur âge…

Juste devant chez moi se trouve le campus de l’Helmo. Ce matin, 2 parents m’ont demandé d’ôter l’avis que j’avais accroché à ma barrière, précisant aux étudiants qu’ici se trouve une garderie, et leur demandant de laisser l’emplacement libre pour déposer et reprendre les enfants en toute sécurité. Je ne suis pas la seule à m’inquiéter on dirait.

Quand bien même on me prenne pour une hystérique stressante.

 

 

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A Paris, au mois d’aout

18 novembre 2015 at 09:33 (Uncategorized)

Photo prise à Montmartre…

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L’amour courra toujours les rues !

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15 novembre 2015 at 22:13 (Uncategorized)

Vendredi, je rentrais d’une soirée sympa, mon petit resto habituel, avec les habitués. Et d’une visite chez une créatrice, qui faisait une petite expo chez elle. J’y avais acheté un joli dessin sur plexiglas. Prémonitoire, on dirait.

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Vendredi j’avais repris le tout dernier bus, et malgré ma fatigue pas envie d’aller au lit, vers 23 heures je me suis dit que j’allais allumer la télé…

J’ai très peu dormi, m’abreuvant d’images, d’infos plus alarmantes les unes que les autres. Estomaquée, dans l’incompréhension la plus totale. POURQUOI, pourquoi cela ? Des innocents, des gens en terrasse, des gens au resto tout comme moi quelques heures plus tôt ! des gens à un concert moi qui aime tant m’y rendre ça m’a d’autant plus touché, des gens de tous âges, tous pays, blessés ou tués. Des témoins ébahis, choqués, traumatisés à vie.. Des fanatiques imbéciles distillant leur haine, la douleur et la mort.

Je regarde, oui je vois et je comprends, je suis horrifiée. Je pleure. Mais c’est tellement surréaliste que c’est comme si je n’arrivais pas -malgré les images-, à réaliser…  Je suis seule à la maison, personne avec qui en parler, en discuter vraiment et autrement que sur Facebook. Mes enfants dorment déjà certainement. J’ai besoin d’en parler mais je n’y arrive pas, donc je ne contacte personne. Je suis dans une sidération totale, et terrifiante.

En milieu de nuit je me décide à aller essayer de dormir. Sans arriver à me sortir de cet état. Il faut que je dorme, je me mords les lèvres chaque fois que les larmes montent, je prie pour tous ces morts, ces blessés, leurs proches, et tous les témoins de ces scènes horribles.

Samedi matin j’avais rdv chez le dentiste. Retour à Esneux, aléas des horaires de bus j’arrive 1 heure à l’avance, je retourne donc dans ma taverne-resto préférée. Les clients arrivent, quelques uns ne sont pas au courant de ce qu’il s’est passé vendredi. La télé est aussitôt allumée, c’est la première fois que j’entends parler de tout cela « en vrai », autour de moi. Les gens commentent, j’écoute. Et enfin, j’en parle moi aussi. Mais les mots me semblent si futiles.. La maman de ma belle fille arrive, elle vient de la boulangerie, me tend la moitié de sa brioche, on boit un café. J’ai l’impression de voir tout de si loin, d’être dans un monde parallèle. Le dentiste avait entretemps annulé mon rdv et c’est tant mieux j’ai besoin de rester parmi les gens, d’écouter. D’enfin réaliser. Chose imprévue, on décide d’aller faire du shopping dans un magasin où il y a déjà plein de décos de Noël. J’achète. Des futilités, des décos, de quoi faire des bricolages. J’ai, on a, besoin de penser aux fêtes, aux cadeaux à faire.

Je sais que mon Thomas dort encore, je me dis que mon Jimmy n’est sûrement pas encore levé lui non plus et comme je n’ai pas envie de risquer de l’éveiller, j’attends de ses nouvelles je sais que dès qu’il sera au courant il me contactera. De fait, je reçois un sms « Coucou louloute il s’est passé quoi hier à Paris? » Il n’a pas la télé. Je l’appelle, il glanait justement des infos sur le net. On parle, un peu, je raccroche, j’aurais dû lui dire à quel point je l’aime. A ce moment précis j’ai besoin d’être près de mes enfants, tellement besoin qu’ils sachent combien je les aime !

Reste de la journée hors du temps là aussi, je vais en début d’après midi en ville. Je ne peux pas rester chez moi. J’ai besoin de la foule. Je vais ensuite chez le géant suédois, là aussi c’est plein de monde, traînant dans les allées. Parenthèse étrange, c’est comme si rien ne s’était passé, je n’entends personne en parler. C’est comme si j’avais tout rêvé cauchemardé.

Je rentre chez moi, j’aurais bien été au cinéma, toujours besoin de la foule. Mais j’ai fait trop d’achats, et en plus un détour chez le marchand de tissus. Puis la machine à coudre que je me suis payée semble peser près d’une tonne, au moins. Alors je rentre, et je prends un long long bain, un cd de hard rock en (très haut) fond sonore. Ne pas penser. A Paris, aux victimes, à la suite parce qu’on le sait hein, que ce n’est pas fini..

Soirée Facebook, et télé en même temps, parce que j’aime la série Profilage alors je regarde, mais distraitement malgré le volume sonore bien trop élévé. Il me faut du bruit..

Je lis des statuts qui font frissonner. Des avis relayés de gens qui recherchent leurs proches dont ils sont sans nouvelles. Je regarde des vidéos, dont une de la sortie d’une partie du public par l’arrière du Bataclan. Des blessés dans leur flaque de sang, une femme pendue au rebord d’une fenêtre, des héros qui malgré leur peur et leur désir de fuir traînent des blessés jusqu’au bout de la rue, où qui ouvrent leur porte pour en recueillir d’autres. Encore une fois, je sais ce que je regarde, oui je vois, je comprends et je suis horrifiée et en larmes. Mais c’est comme si je n’arrivais toujours pas à réaliser…

Je vais dormir, il faut que je dorme.

Ce matin j’allume encore la télé, j’ouvre fb. Purée c’est toujours là, ce n’était vraiment pas un mauvais rêve. Pourquoi je me sens aussi bizarre? Comme hors du temps. Je regarde les sacs d’hier, non rangés, j’ai bien fait ces achats, ça aussi c’est réel, j’ai bougé toute la journée, pourquoi c’est comme si je l’avais ça aussi rêvé ? Je prends à nouveau un long long bain. Cette après midi j’irai voir une copine créatrice qui expose en ville, dans une foire d’artisans. Je passe par le marché de la batte. Surréaliste, aucune discussion de celles que je capte ne parle de Paris. Dans le public pour les artisans non plus. Peut-être que tout le monde est comme moi, toujours dans la sidération ou l’irréalisme ? Au retour, toujours pas envie de rentrer, je m’en vais manger une (deux!) méga crèpes-glace-chantilly. Parce que c’est bon pour le moral, si.

J’ai acheté à la copine une super jolie bouillotte pour mon mini-loulou. Je sais que mon fils me dira que c’était un achat inutile, qu’il en avait une déjà, aux noyaux de cerises. Puis qu’il n’a plus de coliques, de toute façon. Que c’est trop cher, oui mais celle-là est super jolie, puis artisanale. Et m’en fous, si ils ne la veulent pas je la garderai chez moi. Pour que le petit mec rentre dans un lit tout chaud quand il viendra dormir chez moi en hiver. Rien que cette pensée me fait sourire.

Parce que ouééé, l’amour et la tendresse vont gagner. C’est obligé 🙂

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9 novembre 2015 at 13:20 (Uncategorized)

L’été. Si, les gens c’est toujours l’été . Oué, le 9 novembre 🙂

Qué bonheur il fait bon, très doux, super beau. Puis tellement, tellement joli. Que c’est un bonheur d’aller se promener. A regarder courir mr Wilson dans les épais lits de feuilles mortes. Ou sursauter quand trop sêches, elles crissent sous lui lorsqu’il marche (rarement 🙂 ) calmement.

Samedi, tu parles d’une promenade 🙂 …Retour à Esneux pour aller chez le dentiste. Bah autant positiver, et en profiter avant ça pour aller dès le matin faire un tour au bord de l’eau, pèlerinage jusqu’au supermarché que j’ai tant, tant fréquenté. Juste pour une pâtisserie que je m’offrirai après avoir vu le dingo de la fraiseuse. Puis la banque, la pharmacie, la boutique du cordonnier. Je crois que jamais je ne me rendrai pour tout ça dans mon nouveau quartier, olé 🙂 Retour à la maison, corvée courses obligatoire. Puis en ville, pour mes achats-bricolages. De calendriers de l’Avent, de cadeaux de Noël faits maison… J’ai adoré fureter, choisir, me décider (enfin) parmi toutes les options de ma liste. Y’a plus qu’à, y’a plus qu’à 🙂  Me réjouis…

Avant de rentrer j’ai fait, autre balade, toute la longueur de la foire. Moui, avec mon gros sac de trésors en devenir en bandouillère. Bah il n’était pas lourd donc j’ai pu traîner. Et profiter. De l’ambiance, si particulière dès que la nuit tombe, sur fond de ciel rose et bleu. Des sourires d’enfants. Et même des plus grands, on est pour toujours un môme quand on est dans une fête foraine. Ah l’enfance… pas la mienne hein, ça vous savez. Mais celle de mes gamins. On venait en ville tous les samedis, donc forcément passage obligé, chaque semaine durant le mois et demi que la foire durait. Avec st Nicolas, qui y passait en cortège avant son entrée en ville. Purée la nostalgie…. à en avoir les larmes aux yeux, qui en passant devant le labyrinthe des glaces et en revoyant mon Jimmy tellement petit mais voulant suivre ses cousins, pleurant et paniquant parce qu’il ne trouvait pas la sortie. Le nez contre la vitre et me disant maman viens stp, viens stp… Qui en passant devant les manèges où ils allaient, immanquablement… Purée la nostalgie, cette si douce mais si triste nostalgie de cette époque, et de leur enfance perdue. Qui je le sais ne me quittera jamais.

Autre belle promenade, celle en ville, aussi. Oui Liège est magnifique au soleil couchant ! Hier j’ai (enfin) terminé le plafond de ma salle de bains. Rien à voir avec les promenades vous allez dire 🙂 Ben si, parce qu’il restait une petite dizaine de plaques à coller. Mais toutes avec découpes, chipoterie et colle jusque dans les cheveux, mouais. ça m’a pris d’un coup, fin de matinée. Une sortie sur la foire prévue mais reportée à mercredi, du coup me voilà perplexe 🙂 Glander, faire un peu de ménage, terminer le tricot prévu pour le petit loulou, débuter les bricolages des calendriers de l’avent ? Mais il fait trop beau pour s’enfermer ici ! Puis je mérite une bien belle balade en ville, parce que j’ai détesté prendre une douche dans cette odeur de colle. Puis parce qu’il faut que je m’aère les tiroirs de la mémoire, qui grincent depuis hier. Hop, je démarre en trombe, il me faut attraper le premier bus qui passe c’est tout à coup devenu vital 🙂 Direction les coteaux de la citadelle. Le quartier Pierreuse pour y arriver (pas folle, ni assez courageuse pour tenter les 374 marches de Bueren), balade sur les hauteurs, descente vers st Léonard, puis évidemment retour par la rue hors-château et les magnifiques impasses. Mr Wilson ne s’en est pas encore remis je crois qu’il n’avait jamais autant marché de toute sa courte vie 🙂

Et nous voilà à lundi, avec mes petits potes. Rentrée à l’école pour la plus grande ce matin, snif. Et dur lundi de mômes bien fatigués de leur week-end sans siestes, grr. La sieste, tiens j’en ferais bien une aussi 🙂 Au lieu de ça je traîne ici, allez hop de jolis bricolages m’attendent, il me reste 2 bonnes heures avant que les zouaves n’envahissent à nouveau la place, je m’y mets !

🙂

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4 novembre 2015 at 13:44 (Uncategorized)

Alors…. quelques nouvelles… Et des bonnes nouvelles, ça c’est encore mieux 🙂

Ma voisine, d’abord. N’étant plus en aplasie, elle a pu rentrer chez elle lundi soir. Oh bien sûr, c’était trop tôt, elle aurait dû rester au moins jusqu’à la fin de la semaine. Mais elle a craqué, complètement. De ne pas avoir pu voir sa toute petite depuis des semaines, autrement que derrière une vitre. Certes, les 2 plus grands pouvaient entrer dans la chambre stérile, déguisés en cosmonautes, et c’était déjà bien difficile tant pour elle que pour eux. Mais la petiote de 3 ans…. Alors la petite maman s’est laissée glisser. Psychologiquement totalement détruite. En plus des douleurs physiques.. mais de la diminution de la morphine, qui lui donnaient violentes nausées, et des vomissements. Elle voulait signer une décharge et rentrer chez elle. Tellement, que les médecins l’ont autorisé à rentrer lundi soir. Dormir à la maison -totalement désinfectée, du rez à l’étage- , et retourner tous les jours à l’hôpital pour les soins, les contrôles, les transfusions de plaquettes et d’anti-rejet pour la greffe de moëlle. Quand je l’ai vu arriver lundi soir, méconnaissable, tenant à peine debout, j’ai évidemment quitté de suite. Et pas seulement pour les laisser vivre ça en famille, mais pour qu’ils ne me voient pas. Chialer comme une gosse.

Bref, hier soir elle avait meilleure mine, et évidemment bien meilleur moral, didiou ça fait plaisir à voir 🙂

Sinon pour le reste, le plus personnel, là aussi que du positif.

Mon petit fils, avec qui j’ai (enfin 🙂 ) passé presque 24 heures en tête à tête, tout en amour et en douceur. Une nuit parfaite, son petit lit contre le mien, à l’écouter respirer durant son sommeil imperturbable. Vivement la prochaine sortie de ses parents et le prochain besoin de mamy-nounou moi je dis 😉

Mon Jimmy qui remonte enfin la pente, qui fait des projets, d’avenir, de déménagement, de cours du soir, qui reprend la natation… bref qui va bien et ça fait drôlement plaisir à voir -et à vivre pour la mère poule hein, vous savez 🙂  –

Moi… qui retombe avec délice dans le cocooning et la douceur de ma cagouille, chocolat chaud et pâtisseries, plaids douillets et bougies parfumées, vive l’automne… encore plus avec cet été indien qui s’étire, à ne plus en finir…. 🙂

Les home made qui vont reprendre, calendriers de l’avent pour mes grands, tricots tout doux pour le petit, saint Nicolas à préparer, et les cadeaux de Noël, je me réjouis ! 🙂

Les travaux de la maison, les finitions… je vais m’y mettre, promis promis. Ce n’est pas l’envie qui manque, c’est le temps, si si !

Que du bonheur, que des plaisirs, des sorties et des concerts. Puis les ami(e)s, aussi. Ma petite vie me plaît et me va bien, ça je vous le dis 🙂

 

 

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