9 novembre 2017 at 14:39 (Uncategorized)

Autour de moi il y la maladie, la tristesse, l’inquiétude.

Se sentir si triste, avoir si peur. Absorber leur peine, comme une éponge. A s’en rendre malade. Puis enfin commencer à écouter les autres autour de moi, il faut prendre du recul, pour ne pas s’embourber. Que toute cette inquiétude de toute façon ne changera rien aux choses… Me prendre en pleine face et comme une gifle une phrase qui devient tout à coup (ou enfin) une évidence : ‘ce n’est pas parce que tu te ronges les sang qu’il/elle ira mieux’. Et enfin comprendre que c’est vrai, évidemment je ne peux pas faire de miracle.

Et qu’il faut être un peu égoïste (quel horrible mot), penser un peu à moi. Et bien sûr donner encore plus d’importance à tout ce qui va bien, tous ceux qui vont bien, autour de moi. Reprendre grâce à eux la force que j’ai perdue ailleurs. Et m’effondrer, mais de soulagement cette fois, en apprenant mardi que les examens de mon petit papa adoré sont (enfin!) bons, que chez lui le crabe que l’on craignait n’est pas revenu. Puiser des forces dans cette formidable nouvelle, et repartir, gonflée à bloc.

Alors oui, je réponds présente, je passe des heures au tél à essayer de faire rire ou sourire, à essayer de remonter le moral, à parler (trop hein, vous me connaissez), de tout et de rien. Mais j’essaye de ne plus tout prendre jusqu’au fond des tripes, obligé sinon je deviendrai bientôt cinglée.

Les « je suis là » « je ferai tout ce que je peux pour aider/soutenir », sont le mieux que je pourrai de toute façon faire. Il est temps que je comprenne que tout le reste, mes maux de tête mes larmes et même mes insomnies, n’aideront ni ne changeront rien à ce qui doit être, ou arriver.

 

 

 

 

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