10 octobre 2017 at 07:30 (Uncategorized)

Je lis un article d’un blog que j’aime, et l’auteure parle de sa récente séparation.  « J’’ai traîné le futon derrière moi dans l’escalier, il était si lourd, j’ai pensé que tout ça serait plus dur que prévu ».

Et les souvenirs remontent d’un coup, je les reçois en pleine poire. Ce samedi de déménagement de janvier, de neige et de verglas. Où après que l’ex ait terminé les trajets -en voiture, je n’emmenais tellement pas grand chose comme meubles-, que j’aie fait un bisou à mes gamins qui repartaient chez lui car la garde alternée commençait de suite pour que je puisse tout aménager et ranger avant l’arrivée des petits potes dans le nouvel environnement le lundi, j’avais étouffé les larmes. Tellement violemment qu’1h après de boyaux en vrac je vomissais tout ce qui me restait de forces.

Puis peu à peu le courage, les ‘je vais y arriver’ (ou l’inconscience) avaient pris le dessus, et sans m’arrêter sauf pour dormir quelques heures les 2 nuits, le lundi matin il ne restait plus aucune caisse à vider, les plantes, la déco, tout était en place. J’allais y survivre c’était sûr. J’étais forte, nonmaisho.. Rien ni personne ne me verrait jamais flancher, c’est ce jour là que j’en ai fait le serment. Même ces nombreux kilos perdus et toutes ces nuits blanches n’avaient réussi à me mettre sur les genoux, alors hein !

Oué. 15 ans que ça dure, que personne ne voit jamais rien, que je ‘pête toujours la forme’ 😉

Elle écrit « J’ai fait le lit, tout était joué, ce nouvel endroit à moi, j’allais l’apprivoiser, puis ensuite d’autres. Une page qu’on tourne, une autre, vierge, où tout reste à écrire » et puis encore  : « J’ai fermé la porte de la chambre et jamais je ne m’étais sentie aussi forte malgré les ruines à mes pieds. Cette force en moi, de toujours marcher tout droit, indifférente aux écorchures sur mes jambes, revenait tout doucement. J’ai fait le plan dans ma tête, un pas après l’autre, étape après étape. J’y arriverais, parce qu’après tout je m’étais toujours relevée »

Tellement les mots que j’aurais pu écrire, que j’en ai pleuré.

Toujours relevée. Ou toujours debout, comme dirait l’autre.

Cet article n’est pas triste, justement il ne l’est pas. Parce que cette force en moi, qui m’étonne à chaque coup dur, même si je ne sais ni d’où elle arrive quand j’en ai besoin, ben les gens je l’aime 🙂

 

 

 

 

 

Publicités