2 février 2017 at 13:21 (Uncategorized)

Bon. 3 mois que ça dure cette histoire. Comme une petite fille superstitieuse je ne voulais pas en parler, pas dire le mot que l’on ne peut pas prononcer, sous peine que ça porte malheur.  Cette fois tant pis, j’ai besoin de virer ce caillou (ce morceau de rocher) de ma poche, il m’empêche trop de bouger. Carrément de respirer.

Il y a 3 mois donc, début novembre, mon petit papa fait sa prise de sang habituelle, avant l’examen rituel 2 fois par an depuis qu’il avait eu ce crabe de la prostate il y a 8 ans. Taux de PSA augmenté, il va falloir faire un pet scan.. 15 jours plus tard, selon rdv. Déjà là je trouvais que c’était long, si il y a quelque chose ça fera déjà 2 semaines de perdues. Cause toujours, faut attendre encore 10 jours avant d’appeler le toubib pour savoir les résultats. Et il y a quelque chose de visible au pet scan 😦  il faut donc faire une imagerie par résonnance magnétique nucléaire….. rdv le 30 décembre !! 2 mois de perdus déjà, grrr. Evidemment, après l’examen, encore 10 jours avant de téléphoner à l’oncologue, gn. Là, il annonce à mon papa qu’on ne voit plus rien ! rien de visible, hourra le soulagement…. pendant 1 minute. Pas trop se réjouir, car le gus trouve ça bizarre vu que le pet scan était positif. Là on était au 9 janvier, il annonce une réunion avec ses confrères le 16 pour discuter du cas. Et allez, on n’est plus sur une semaine de retards et d’inquiétudes 😦  « on vous fera suivre un courrier, ou un mail si vous voulez, communiquez votre adresse, ça ira plus vite » Et depuis, comme sœur Anne, mon papa n’a toujours rien vu venir.

Déjà je trouve étrange qu’on envoie le courrier à lui, j’imagine le truc « désolé vous avez à nouveau un cancer », pourquoi pas au médecin traitant ? Qui là est en vacances évidemment, sinon ce ne serait pas gai hein.

Mon petit papa, lui, a maintenant dépassé le stade de cette inquiétude qui lui tordait les boyaux de la tête et du ventre, qui empêche de dormir et de pouvoir avancer. (Moi pas.) Là il a pris le parti de croire que ‘pas de nouvelles, bonnes nouvelles’, que si il avait quelque chose forcément on l’aurait prévenu. Ma petite voisine me dit le contraire, elle qui est déjà passée par là 2 fois dit que lors de sa rechute on ne l’avait pas informée avant 3 semaines -elle avait dû aller elle même aux nouvelles. Tu parles si c’est rassurant.

Papa ne veut pas appeler l’hôpital. Il (fait l’autruche?) dit qu’il se sent bien, et que je dois arrêter de m’inquiéter, puisqu’en plus personne -ni même son médecin traitant-, n’a demandé à ce qu’il refasse une prise de sang pour revérifier ce p***** de taux de PSA.

J’aimerais tellement avoir autant confiance que lui.

Sinon, à part ça ben tout va. Hier j’ai fêté mon anniversaire au resto, entourée de ma petite tribu et c’était un vrai bonheur.

Je vais prier les fées qu’avoir mis par écrit ces inquiétudes n’attirera pas le mauvais œil. Que de bonnes nouvelles arriveront (enfin) très vite. Et que l’on pourra enfin respirer, profondément. Sans vivre constamment en pointillés.

 

 

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