20 octobre 2015 at 13:21 (Uncategorized)

C’est bien, on me dit, de vivre dans sa bulle. De zapper volontairement les infos, de ne voir que le verre à moitié plein. Ouais, c’est surtout une p*tain de façon de se faciliter la vie 🙂

Ou de ne la vivre qu’à demi…

C’est (c’était ?) un choix. Ma bulle, mon cocon, mon nuage rose. Mes enfants adorés, mon petit doudou, mes proches, rien d’autre.

Puis revient l’automne, le spleen saisonnier il paraît. La fatigue, surtout.

Et les infos, celles qui passent dans les fissures. De la bulle. Loin, les guerres, les attentats. Moins loin, un pote sur fb qui vit mal l’assassinat d’un gamin par un déséquilibré, quelque part dans le nord de la France. Comme ça, en rue, 7 coups de couteau, sans raison. Un dingo qui aurait dû être soigné. Y’a pas qu’au loin que le monde devient fou. Plus proche, la greffe de moelle que ma petite voisine a subi. Le dernier espoir, après une 3ème récidive (juste avant la greffe ils ont trouvé des traces de métastases dans le cerveau, soi-disant enrayées par la dernière chimio…) Cette fois il faut que la greffe prenne, ne soit pas rejetée, et que durant 80 jours il n’y ait plus de récidive…prier les fées j’vois plus que ça. Et soutenir, aider autant que possible le papa et ses 3 petits bouts. Passer 3 ou 4 soirées par semaine chez eux, à surveiller le sommeil des enfants dès qu’il repart à l’hôpital, c’est le moins que je puisse faire. Chaque soir il va tenir compagnie et soutenir sa femme en chambre stérile. Déguisé en cosmonaute, ou en scaphandrier selon les jours, en apesanteur, ou au fond du gouffre.

Bref, les parois de la bulle ont pêté, à force.  De tout ça, et du reste. Et j’accuse le coup. Comme l’impression de m’être cassée à l’atterrissage dans le monde réel.

Heureusement, il y a mes enfants. ça force à te tenir, droite 🙂

Mais purée je n’en peux plus, de fatigue. Et de mal partout. Je vieillis?

Mais non, la faute à l’automne. ça va passer.

🙂

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