19 juin 2014 at 09:58 (Uncategorized)

Je ne sais plus où m’adresser, alors je viens une fois de plus poser les mots ici. Je ne sais plus comment faire pour que mes mots te parviennent. Enfin, si, ils te parviennent, ça j’en suis (presque) certaine. Oui presque, puisqu’ils n’ont jamais de réponse.

Un jour, un appel de mon frère. Qui me dit « tu es assise? Alors il faut que tu t’asseyes….Mémé est morte ». Ce n’est pas vrai, il se trompe. Ce n’est pas vrai, puisqu’elle est en pleine forme, même que je vais la voir après-demain c’est prévu, qu’est qu’il raconte il est fou?

Depuis, je le sais hein, ça va je l’ai compris. De suite, dès les funérailles. Mais depuis, tu n’as jamais été aussi présente. Depuis, je retourne souvent dans la grande maison, puisque c’est là que je me réfugie. Et pas dans l’appartement des dernières années. La grande maison, celle de mes vieilles pierres, celle de mon enfance, ta maison, qui faisait ma charpente. Ce n’est pas vrai qu’elle est devenue une agence d’assurances. Dans ma tête elle n’a pas changé, le jardin est toujours plein de fleurs. Je viens en vacances chez toi, on mange des gateaux et des plats de pop corn énormes, en regardant la télé. Je dors avec toi, parce que l’autre lit est trop grand, toutes les autres chambres trop vides, et remplies de souvenirs qui n’appartiennent qu’à toi. Je le sais, que là sur ton nuage toi aussi tu te souviens. J’aimerais juste tellement que tu me le fasses comprendre.

Pourtant, tu y croyais. Les signes, tout ça tout ça. Alors pourquoi moi je n’en reçois pas? Parfois même, tu sais, pour ça je pourrais presque t’en vouloir. De me laisser ainsi. Seule, à m’endormir en espérant encore te voir. Mais même lorsque tu viens dans mes rêves je n’entends pas ta voix, j’aimerais comprendre pourquoi.

Hier j’ai tellement pensé à toi, encore plus puisque ça aurait été ton anniversaire. 100 ans. 45, ou 70, on s’en fout de l’âge. Tu aurais été là. Juste là.

Et je t’aurais pris dans mes bras.

Iris bleu