18 janvier 2013 at 11:47 (Uncategorized)

Plein de choses à dire, tellement. Que ça se bouscule trop. En fait j’ai carrément la citrouille tête prête à exploser. Manquerait plus que ça tiens 🙂

Que dire.

Que c’est dur, tellement dur d’entendre son gamin au tél, complètement paniqué, des larmes dans la voix, m’annoncer que son papa vient d’être hospitalisé en urgence. Une méchante grippe d’il y a 2 semaines, complications sur les bronches et là carrément en détresse respiratoire. Et mon loulou, coincé au boulot, complètement paumé. Avant tout, le calmer, il est pris en charge ça ne peut qu’aller mieux, calme-toi je vais appeler l’hopital et je te tiens au courant immédiatement. Prévenir mon Thomas, aussi. Qui semble paniquer moins mais est évidemment tout aussi inquiet, lui est en repos aujourd’hui et va aller à l’hopital. Sa compagne travaille, il faudra attendre près de 2h pour avoir un bus il faut donc que je tél au plus vite aux nouvelles. « Vous êtes qui par rapport à lui? on ne donne pas les infos à tout le monde » sans hésiter : je suis sa femme !  Bon tout ce qu’on peut me dire c’est qu’il vient juste d’être admis, mais « qu’il est du bon côté des urgences, pas les graves ». Se contenter de ça, tenter de rassurer mes gamins. Mon Jimmy est toujours en panique. P’tin c’que ça fait mal de les savoir inquiets, tristes et impuissants et de ne pouvoir les réconforter que par téléphone, ni les aider bien sûr, puisque ça fait 10 ans que ça n’est plus ma place..

Mais inquiète, toute l’après midi, au rythme des sms de mon grand qui me disait qu’il ne pouvait pas le voir. 3 heures pour l’emmener à la radio, c’est quelque part rassurant qu’ils n’aient pas cru bon d’aller plus vite….  Inquiète, ben oui. 21 ans de vie commune, ça compte moi je vous le dis..

Purée. L’année commence mal nomdedieu, tiens à quoi il sert celui là il n’écoute jamais les prières ou bien?

Bronchopneumonie bi-latérale. Mon Jimmy au tél, qui me dit maman je ne l’ai jamais vu avoir aussi mal, ni être aussi faible. Mon Thomas qui court partout, qui retourne chercher chez son papa ce qu’il faut pour l’hospitalisation de plusieurs jours, qui découvre en repassant chez lui que le congélo a rendu l’âme et qu’il y a de l’eau partout, décidément c’est un mauvais jour.

Bon, les émotions là c’est fini pour le reste de l’année j’espère 🙂

Tiens en parlant d’émotions, des nouvelles de ma mère ! J’avais appelé son toubib pour lui raconter sa fuite de l’hosto, demander son passage, et lui dire qu’elle buvait. Il tombait des nues soi-disant ! Ne pas avoir remarqué les stigmates tellement visibles, le visage mauve et bouffi d’alcool quand on est son médecin, même depuis peu ? j’suis sciée ! Bref ce toubib est un imbécile et ça s’est confirmé : je lui demande explicitement de ne pas lui dire que j’ai téléphoné ni d’avoir révélé qu’elle buvait, je demande de lui faire très peur par rapport à l’absorption d’alcool et du traitement lourd pour le coeur, faire comme si il le découvrait par lui même et non pas par moi pour ne pas qu’elle se braque et refuse de se soigner …et l’andouille débarque hier chez elle et lui dit texto « votre fille m’a appelé, elle m’a dit que vous étiez alcoolique »

Voilà voilà…

Quand j’avais appelé l’hopital pour leur dire qu’elle était rentrée chez elle durant la nuit, on m’avait demandé de gérer la prise d’un rdv urgent avec le cardiologue. J’ai donc osé demander un rdv urgent, vu qu’elle était maintenant sans surveillance et que c’est inquiétant, et je me suis vu répondre « madame un examen approfondi était prévu ce matin, elle s’est sauvée maintenant elle attendra 3 semaines je n’ai rien avant » Et bon, oui je m’inquiétais. Idiote ! On m’a donné la liste des médocs, la posologie exacte. Certains cachets journaliers, d’autres pas. Elle ne gérera jamais tout ça, l’alcool en sus. J’ai proposé de lui acheter un semainier, elle m’a dit qu’elle le jetterait à la poubelle. Sans compter cris et les insultes impardonnables que je me suis pris parce que j’avais parlé à son médecin traitant. Sa voisine m’a tél pour me dire qu’elle l’avait trouvé devant un verre d’alcool, à peine rentrée de sa fuite de l’hopital. Quelques heures plus tard, mon frère, en rage, m’apprend qu’il est passé la voir et qu’elle était « bien beurrée ». Alors merde, comme je le disais, merde à la fin. On a fait ce qu’on pouvait. depuis que j’ai 13 ans, je fais ce que je peux. Là je jette le gant. J’allais encore l’inscrire pour des repas à domicile pour être sûre qu’elle se nourrisse un peu, à une assistance avec appel d’urgence à porter en collier, en cas d’un autre malaise. Elle m’insulte, me dit qu’elle n’a pas besoin de tout ça, et surtout pas de moi. Qu’elle fait ce qu’elle veut, et qu’elle continuera de boire quoi qu’il arrive ! Elle clame même à tout le monde que son toubib dit que l’alcool n’est pas dangereux avec les médocs. Oui elle en est là ! Avant elle se cachait pour boire, niait toujours, même quand on la retrouvait par terre (..je vous passe les détails). Maintenant elle a franchi un autre pas, elle boit et elle en est presque fière. On a même dû décider avec mon frère de ne pas lui dire son rdv chez le cardiologue, car c’est certain qu’elle l’annulerait. Il ira la chercher le jour même et l’y conduira sans l’avoir prévenu avant. On en est là…. L’imbécile, purée ce que je suis déçue d’elle. Je lui téléphonerai, histoire de voir comment elle va. Mais comment elle vit, désormais ça ne me regarde plus. Elle a trop tiré sur l’élastique, celui qui la reliait à mon coeur de fille. Cette fois il a pêté.

Vivement le retour du beau temps, car depuis que le vrai hiver a enfin montré son nez, tout va de travers.

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