2 novembre 2011 at 18:42 (Uncategorized)

Un week-end, comme prévu, vraiment chouette. Un lundi tout en douceur avec 3 petits potes. Un mardi….

Un mardi de toussaint. Moi qui clamait haut et fort que cette fête était seulement commerciale que jamais je ne me rendrais un 1er novembre dans un cimetière, que l’on n’a pas besoin de ce jour précis quand on pense tous les jours à quelqu’un de disparu. Ben ça, c’était avant la journée d’hier.

Avant, c’est-à-dire jusqu’il y a 2 ans, j’avais la chance de n’avoir aucun proche à pleurer. Depuis, vous le savez, ma grand-mère chérie s’en est allée tout là-haut derrière les nuages. La première fois que je m’étais rendue au cimetière après son enterrement je n’avais vu que de la terre froide, et pas question d’accepter qu’elle soit dessous. L’an dernier j’y étais retournée, alors que j’avais dit que plus jamais. A quoi bon puisqu’elle est dans mon coeur, et pas sous cette terre je vous dis. Et puis depuis quelques jours, je n’arrêtais pas d’y penser. Aller là-bas. Pas pour la toussaint, rien à voir. Juste envie d’y aller, et je ne savais pas pourquoi. Envie d’aller lui parler sur place, pour une fois. Alors oui, justement hier c’était le jour pour ça. C’était surtout une journée où c’était plus simple pour moi d’y aller. Et pas à cause des horaires de trains, pffff jour férié j’vous raconte même pas le temps que j’ai perdu dans les correspondances. Mais je m’en fichais, je voulais juste y être. Et pour une fois, enfin, y être seule. Alors partagée entre des tas de sentiments contradictoires, je suis arrivée. J’avais adoré le voyage en train par ce temps magnifique, adoré le paysage d’automne et les couleurs magnifiques des forêts. Et donc il faisait grand soleil quand j’ai passé la grille du petit cimetière. Autant d’appréhension, que de cette envie qui me poussait à avancer à si grands pas. J’ai déposé le petit présent, et tout à coup c’est comme si le lourd caillou que j’avais en poche depuis son départ avait disparu. Je me suis assise, tellement je tremblais. Je lui ai parlé, doucement mais sans regarder le sol, impossible. A cette heure personne ne trainait dans les allées, et tant mieux. Tout à coup il a fallu que je parte, impossible de rester, parler à une tombe mais qu’est-ce qu’il me prend elle n’est pas là, jamais je ne l’accepterai !

Je suis sortie presque en courant. Je ne sais même pas comment je me suis retrouvée sur ce banc. Jamais je n’avais pleuré comme ça depuis 2 ans. Et encore, je n’ai pas souvenir d’avoir autant laissé sortir mon chagrin au moment où elle était morte. Purée ce que j’ai pleuré sur ce banc sous les marronniers !  Puis lentement, je me suis calmée. Et j’y suis retournée. Alors c’est vraiment vrai que tu es couchée là ? j’aime pas. J’aime pas, j’aime pas ! je ne sais pas combien de fois j’ai répété ce « j’aime pas ». J’aime pas, mais bon, cette  fois je l’ai vraiment compris. Alors donc, il m’a fallu jusqu’hier pour réaliser qu’elle est vraiment dans cette tombe. Ok, je l’ai compris, mais bon c’est juste l’enveloppe. Elle, elle est là-haut, près de son papa qu’elle aimait tant et des proches aimés qu’elle a retrouvé. Elle est là-haut je vous dis ! Et même qu’un jour, elle me fera un signe, elle viendra me dire qu’elle est bien, et que c’est bien elle, mon ange gardien. Je préfère de loin l’imaginer ainsi, veillant sur nous, chantant et dansant la valse, et heureuse comme jamais.

Et ça, personne ne pourra me l’enlever. Sinon comment je tiendrais.

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