Francos, jour 3

27 juillet 2011 at 21:34 (Uncategorized)

Bon, les 3 couples d’amis qui louent les chambres dans la même villa que moi sont de vrais francofous. Le petit déjeuner n’a lieu qu’à 10 heures, le couple qui nous accueille ne va pas acheter les pains et viennoiseries trop tôt 🙂 Et ça arrange bien tout le monde, vu les nuits courtes. Je l’ai déjà dit, le petit déj est carrément gargantuesque. Voyez donc : assiettes de charcuteries, plateau de fromages, 4 pots de choco à tartiner (« Galler » pour les connaisseurs), 6 pots de confiture différentes et maison, thé, café, jus de fruits, oeufs à la coque, plats de fruits, yaourts, et….. par personne : un panier avec croissant, pain au chocolat, 4 tranches de pain gris, 4 de pain blanc, 4 tranches de pains au raisins, et 4 tranches de cake. Qui dit mieux??  Vous me croyez si je vous dis que l’on quittait la table vers 11 heures 15, tant on mangeait, faisait des pauses, et mangeait à nouveau…. Voilà l’explication de mes repas de midi..à 16 heures ! Et donc ce vendredi, idem que les autres jours, je descends ensuite au centre ville, re-visite les boutiques, entre à nouveau dans celle qui m’attire comme un aimant, la dame qui me reconnaissait d’année en année à chaque franco, cette fois me demande si je vais venir chaque jour 🙂  Il semble que ça soit prévu, ce matin j’achète le bracelet assorti au collier d’hier. Et je lui dis que si la pluie annoncée (qui tombe semble-t-il partout sur le pays sauf ici : une seule averse d’1 heure hier ! ) arrive quand même, je viendrai lui acheter une paire de bottes en caoutchouc, encore faut-il que j’arrive à me décider concernant le motif. Celles avec les coquelicots? Chiche…. Comme chaque midi je vais me chercher un café à emporter, je m’assieds sur un banc et je papote avec les gens. Tiens cette fois ils sont français, on parle de bonbons, et je les emmène chez l’artisan confiseur pour leur faire découvrir les cuberdons. Le vieux monsieur qui tient la boutique est ravi, et leur fait goûter un tas de choses. Les français ravis font la razzia dans le magasin, goûtent, puisent dans les bocaux à l’ancienne, achètent, goûtent et achètent encore. Et le patron m’offre carrément le sachet de cuberdons que j’achetais pour moi ! Je file au village francofou, prendre l’apéro et distribuer mes bonbons aux copains. 14 heures, concert de Yel sur la scène 1, j’ai rencontré des amis et j’écoute ça de loin… Il est 15 heures, détour au dôme, 3ème scène dans le village, concert de Mousta Largo. Drôle de mec, j’arrive quand il interpelle le public « je vais vous apprendre la danse du ventre, allez il va falloir bouger »…… et comme le public ne réagissait pas assez vite (logique, sans musique!) : « Bienvenue en gériatrie! » Mouais. Paraît que plus tard il a enfin mis le public dans sa poche, moi j’avais quitté de suite. Retour à la scène 2, groupe québécois, Radio Radio. Sympa, mais je ne sais pas rester, il faut absolument que je sois au tout devant de la scène 1 pour le concert de Moriarty ! Dont acte. Et quel bonheur ! Dès le premier titre le public est conquis, même ceux qui ne connaissaient pas, même ceux qui pensaient que leur univers déjanté et intimiste ne convenait pas pour des concerts en plein air. Magnifique, géantissime. La chanteuse, Betty Boop complètement dans sa bulle, nous emporte loin, loin…. Je fonce ensuite au stand africain, emporte mon « diner » (il est 18heures passées), et je reviens me coller devant la scène en attendant monsieur Louis Bertignac le grizzly. Grizzly, son nouvel album, je ne connais pas encore bien les chansons qui débutent le concert. Mais d’avance conquise, j’apprécie. Ce mec est un guitariste génial. C’est mon second concert de lui, et comme l’autre fois, il est super sympathique, parlant avec le public durant le line-up, durant le concert, son sourire trahit une grande gentillesse. Il m’est arrivé de me tromper grandement en traitant quelqu’un de « vrai gentil », mais là, tout devant le grand Louis, je suis sûre de ce que j’avance. Ma voisine en est carrément amoureuse, elle me dit, puis ça se voit. Et je souris. Reprises de Téléphone, Police, les Who, riff de Bob Marley, didiou je l’adore ! Ca, c’est vraiment lui.

Retour à la scène 2, concert de Machiavel. Mario Guccio a mal vieilli, je trouve. Puis il en fait trop, cette fois. Même le planant « Rope dancer » n’accroche pas. Détour au bar des potes, puis repas du soir, il est 23 heures, et je déclare forfait, je rentre au bercail retrouver l’édredon en plumes , pendant que sur la grand place s’égosille Cali. Les autres fois j’avais aimé bien qu’il en fasse comme d’hab’ bien trop, mais son dernier album, le Cali qui essaye de faire du Ferré, merci !