C’est toute une histoire..

25 novembre 2010 at 15:42 (Uncategorized)

Pendant la sieste des petits potes, souvent en repassant le linge, parfois je regarde « toute une histoire » vous savez l’ancienne émission de l’autre camé, viré puis remplacé. Wai, moi et mes idées bien carrées, aucune intransigeance vous me connaissez, surtout pour les drogués ou les alcooliques, bref les addict. Et oui c’est ainsi, mon passé et mon vécu me l’autorisent tenez-vous le pour dit.

Pourquoi je parle de tout ça encore une fois? Ben à cause du thème de l’émission que je viens de voir, donc. « Ma mère est alcoolique ». Et vlan, dès les premiers récits je replonge dans mon histoire. Les témoignages parlant des insultes, des reproches, se faire rabaisser constamment ou carrément reprocher d’être en vie, et surtout, aucune tendresse, aucun mot d’amour. Rien que de la méchanceté envers des enfants qui n’ont rien demandé. Purée, allez, encore une plongée dans le profond de ces scènes que tu veux oublier…

2ème partie de l’émission, le rapprochement. La mère qui s’est soignée, et qui est abstinente, et la relation mère-fille qui voit enfin le jour. Et ces filles qui à aucun moment ne disent ouvertement qu’elles en veuillent à leur mère, on s’est retrouvées tout est beau tout est joli, un coup d’éponge et on efface.

Je ne dois pas être quelqu’un de bon, faut croire. Parce que moi, même si il y a eu un rapprochement avec ma mère depuis que sa mère, ma grand-mère chérie est décédée, même si elle a en apparence cessé de boire, même si quand elle me téléphone on nous croit complices, et bien no way, je ne peux pas oublier. Une fille dans l’émission disait « quand je l’ai vue à l’hopital, j’ai compris que je l’aimais ».  Moi il y a plusieurs années quand je l’ai vue, plusieurs fois, à l’hopital, je ne pouvais que lui en vouloir d’être là, par sa faute. Et là depuis que le contact s’est ‘renoué’, je ne ressens rien qu’une forme de pitié. Pour sa pauvre vie actuelle et passée, sa mauvaise santé (37 ans d’alcoolisme ben oui ça laisse des traces), pour tout ce qu’au fond elle a loupé.

J’ai ma vie, je l’ai bâtie en opposition à la sienne, justement pour faire mentir l’adage qui dit que telle mère telle fille, ou que les enfants d’alcoolo en deviennent à leur tour. J’ai noyé, étouffé mes enfants d’amour, j’ai sauvé ma vie en agissant à l’opposé d’elle -dans toutes les situations possibles-, alors ce n’est pas parce que depuis quelques mois on se reparle, et ce après une interruption de plus de 15 ans, que les plaies encore ouvertes vont se refermer….. jugez-moi si vous voulez je n’en ai cure, j’avais juste envie de venir en parler….

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