C’est arrivé pas loin de chez nous

28 janvier 2010 at 15:39 (Uncategorized)

7 heures du matin, les infos à la radio, comme tous les jours. On parle d’une explosion de gaz à Liège durant la nuit. D’un immeuble de 6 étages, dont les 5 supérieurs se sont écroulés au niveau du rez de chaussée. D’un vrai cahos. De toutes les vitres du quartier qui sont brisées à plus de 200 mètres à la ronde. De voitures qui se sont soulevées, avant de retomber au sol. De poussière, qui recouvre tout. J’écoute le reporter qui est sur place, il explique qu’il y a au moins 2 survivants et que les pompiers leur ont parlé, qu’un petit robot sera rapidement envoyé pour filmer l’intérieur, histoire de les localiser. Et il ne peut terminer sa phrase en cours, il s’écrie en direct que la façade est entrain de s’effondrer !
Je regarde le journal télévisé de 13 heures. Et là, chair de poule et frissons, voir cette façade qui se désintègre m’impressionne. Vraiment.

Aujourd’hui on parle des pompiers au pied le cette façade, qui venaient juste de s’éloigner parce que c’était l’heure de la relève de l’équipe, relève qui leur a sauvé la vie à quelques secondes près. D’un miracle, d’une jeune fille retirée indemne des décombres, après 12 longues heures. Mais aussi de 9 corps sans vie déjà sortis de là.
Evidemment je trouve cette catastrophe horrible, qu’on ne vienne pas encore m’inonder de mails suite à ce que je vais écrire.
Mais comment ne pas faire un parallèle avec Haïti, où cela s’est déroulé puissance mille?
Malgré moi, j’ai immédiatement pensé au tremblement de terre. Pensé que l’explosion de Liège, oui c’est épouvantable! mais tellement « minime » en rapport à ce que les haïtiens ont vécu et sont toujours entrain de vivre. 
Ici, on nous dit que tout le voisinage a été relogé dans des hotels, que les blessés ont été très rapidement pris en charge.
Alors que là bas…….. 
J’avais vu les infos, eu les larmes aux yeux, frissonné aussi, en regardant une vieille dame miraculée après près de 10 jours d’ensevelissement et qui sort en chantant malgré sa faiblesse. J’ai trouvé cette catastrophe épouvantable, comme tout le monde évidemment.
Mais il a fallu que quelque chose de semblable -à une bien moindre échelle- arrive, tout tout près, pour me rendre vraiment compte.
De ce qui a pu se passer réellement en Haïti.
Et de pleurer enfin, (« vraiment » oserais-je dire), pour ce peuple dont la souffrance n’est pas prêt de s’arrêter.

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