La vie au nid (2)

6 janvier 2010 at 15:04 (Uncategorized)

….Et donclundi matin les ouvriers sympas sont venus pour installer la hotte à évacuation. Ont vu et ont vaincu. Mais non sans mal je vous le dis 🙂
Le carottage, vous connaissez? Soit une énorme foreuse, avec un engin placé à l’extémité, genre pour forer le tunnel sous la manche (vous visionnez?).Faut dire que les murs ici font 60 cm d’épaisseur. Bref voilà le pauvre homme debout sur mon plan de travail, plié en 2 et la tête collée au plafond, 
« Ca va rentrer comme dans du beurre », qu’il disait.
Wai wai wai, ben moi je le regardais faire et je me disais que le beurre, il était bien blindé.
Tellement, que le foreur décide d’appeler un collègue à la rescousse pour venir l’aider à pousser l’engin au derrière, histoire que le beurre cède enfin du terrain.
Il y avait déjà une demi tonne de boue noire (oui parce que le carottage, ça se fait à l’eau chère dame, et l’eau, ben elle ressort, elle s’écoule bien verticalement et bien noire jusque sur le plan de travail -en carrelage blanc de chez blanc-. Elle éclabousse aussi généreusement les murs en hauteur, et c’est du plus bel effet, ce noir éjecté à un mètre alentours sur les murs verts anis……
Et donc c’est là que le bonhomme déjà épuisé abandonne, en attendant du renfort. Renfort qui, dès son arrivée découvre que le mur est fait de beurre armé, traduisez « mince pas de bol ma tite dame, il a foré pile poil là où passe une poutrelle métallique ! »
Et donc la demi-tonne de boue noire, de poussière partout dans la pièce (d’où elle sort celle-là et l’eau alors, elle ne fait même pas la moitié de son boulot ou bien?), ben c’était juste la mise en bouche, une répet on va dire.
Re-forage du platras 20 cm plus bas, re-couche de poussière partout, et hop, re-forage du tunnel sous la manche. With eau et boue, of course. Et mur pas en beurre du tout, mais en pierre du pays, presque aussi dur que la poutrelle du dessus.
3 heures, qu’ils sont restés. Et autant de crasse de boue, et de flotte qui dégoulinait jusqu’au sol, le plan de travail lui était saturé. Puis les ouvriers, ça descend 34 fois, traverse la moitié de la pièce, repart dans le garage, sort un peu prendre l’air dans la neige, en ramène autant que de la boue….. J’étais au bord de la crise de nerfs j’vous dis que ça.
Et tout ça, avec 3 petits potes ! Une casée dans le parc -parce qu’elle adore la boue et la neige-, et les 2 autres en haut, parce qu’ils criaient aussi fort que la foreuse. Et heureusement, s’étaient endormis….
Arrivés à midi, les foreurs décident d’aller manger (dans mon garage). Moi j’en profite pour réchauffer le repas les petits, et hop, dès que je tourne le bouton de la cuisinière électrique, tous les plombs sautent !
Ben oui, ils avaient -en gros- ramassé la boue et l’eau, mais ça s’était infiltré sous les plaques…
GN. Z’ont bien chipoté, et le courant est revenu. Diner des petits potes, et à ce moment…………
Fuite dans la chaudière, qui décide -heureusement quand les ouvriers mangeaient juste à côté d’elle, ne nous plaignons pas voyons!-, qui décide quoi je vous le demande? DE SE VIDER COMPLETEMENT DANS LE GARAGE.
Re-gn.
Planquage des petits potes dans le parc, et hop me voilà entrain de racler toute l’eau pendant que les hommes s’affairent à réparer. 2 heures de perdues, et hop. Et 2 heures sans chauffage, sinon ce n’est pas gai hein.
Bref, ils sont partis à 14h, -sans avoir installé la hotte ni la buse dans le trou, ils revenaient ce matin pour ça!- et je n’ai eu qu’une petite heure pour tout nettoyer avant que la sieste des petits soit terminée. Je hais la poussière, la boue qui réapparait par miracle dès que le sol de pierre bleue, les murs et les carrelages sêchent. Puis les hottes, les chaudières en panne, les ouvriers qui trouvent normal de tout saloper ainsi en travaillant, et le reste du monde tiens tant que j’y suis.
Parce que je ne vous ai pas tout dit……. Hier matin donc les ouvriers sont revenus, l’un pour essayer de voir pourquoi la chaudière foire tout le temps, (et hop, chauffage éteint pendant près de 3 heures, vive la petite chaufferette électrique pour ne pas que les petits potes gèlent sur place), et l’autre pour installer enfin la hotte. Beaucoup trop basse, because poutrelle et forage trop bas, et sans avoir le temps de refaire le plafonnage pour cause d’autre panne urgente ailleurs. Et vive le premier trou, le loupé, resté béant, et celui autour de la buse. C’est du plus bel effet, j’vous raconte même pas 🙂
Les voilà partis à midi…………………………………..et à 14h, chaudière en panne !!!!!!!!!!!!!!!!!
Vive le retour de la chaufferette (et la note d’électricité qui va arriver)
Je me suis tellement fachée au téléphone sur le pauvre standardiste, que le patron himself a débarqué vers 19 heures
Depuis on a du chauffage. Pourvu que ça dure et vive la vie.

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