Belle soirée

23 février 2009 at 15:28 (Uncategorized)

J’entre dans cette taverne. 1er étage, je trouve la table qui me convient, au bout de la salle. Banquette dans le renfoncement d’une fenêtre, calée dans un coin comme j’aime. Personne derrière moi, je déteste ça. Je commande cette salade, elle sera niçoise pleine d’olives de thon d’anchois et de sauce pas light du tout. C’est bon pour le moral et tant pis pour le régime héhé, de toute façon je n’ai pratiquement rien mangé de la journée. Même pas de pop corn au ciné 🙂
Je suis comme assomée, la tête encore dans ce film que je viens de voir. « Le code a changé ». Les mensonges, les faux-culs, ces diners où l’on se sent obligé d’aller, le paraître, les problèmes père-fille, la maladie, la mort ou la guérison, les règlements de comptes, les rires, les cocus, les amants éperdus, les couples au bord du gouffre, et au final l’amour. La vie quoi. Didiou j’ai adoré. Et j’en ai la tête toute retournée. En sortant de la salle pleine à craquer, les gens parlaient. Tous conquis on dirait. Partager, donner son avis. Et moi heureuse de ne pas le faire, tout garder dans la tête, et envie de le revoir, pour tout retrouver. Je suis toujours dans cette taverne. Tout en mangeant, j’observe en souriant. Une bande d’amis, bruyants. A côté, un couple accompagné d’un bébé endormi dans son landau. Apparement habitué au bruit. Un autre « couple », monsieur âgé et tout endimanché, et très jeune dame d’un pays de l’est, toute en mini jupe et maquillage exagéré. Il lui tient sans cesse la main, tout sourire et tout en tendresse. Il semble fier de sa conquète, qui elle ne sourit jamais. Un peu plus loin, un homme seul, qui pianote sur son pc en buvant distraitement un café. A ma gauche, un homme et une femme, visiblement une « première » rencontre. Parlent beaucoup d’eux, moi je moi je moi je, lui a l’humour bien lourd, se moque même des passants dans la rue, veut à tout prix montrer qu’il est un petit rigolo. Enfin pas si petit, à vue de nez mesure 2 mètres au moins. Elle, rit bruyament à toutes ses vannes, rire forcé et très aïgu. Dérangeant visiblement toute la salle mais n’en ayant cure, une rencontre vous vous rendez compte….. Ah làlà, je les trouve pathétiques.
Et je savoure, je mange lentement j’ai largement le temps. J’attends d’être sortie pour téléphoner à mes grands, prendre des nouvelles leur dire que tout va, que le film était génial et que je suis à l’arrêt de bus. Jim dit qu’il a réchauffé le couscous d’hier avant de partir voir le match et qu’il est content que « j’aie bougé », et que le film m’ait plu. Mon grand s’offre un resto avec des copains et me dit d’être prudente au retour. 40 minutes de trajet, me repasser le film dans la tête, me demander où j’en suis.. Me dire que plus jamais faire semblant, sourire à tous ces gens, paraître heureuse dans ces réunions obligées ou ces fêtes barbantes où tout le monde se regarde en coin, « amie-amie » avec toi, puis dans ton dos blablabla. Evidemment ça serait bien…
Le bus arrive à destination, je récupère mon scooter qui cette fois veut bien démarrer. Il fait doux, la pluie a cessé en route pour les 6km restants.
« Mon scooter c’est ma liberté »
Envie de rouler, rouler, rouler…

Publicités

Permalien Laisser un commentaire