Paris, face B

4 février 2008 at 07:54 (Uncategorized)

Et les toits en zinc, et puis la tour Eiffel qui scintille dans la nuit. Et les arnaqueurs-vendeurs de souvenirs ou de bracelets soi-disant porte chance à Montmartre. Puis ce couple bien sympathique dans le car, à qui leurs enfants avaient offert le week-end pour l’anniversaire de la maman. Purée plus de 50 années de vie commune et tellement de douceur l’un pour l’autre, « on a eu une belle vie » nous a dit le monsieur et comme je les envie. Et l’hotel en dehors de la ville. Où abriter notre bonheur pour une nuit bien réparatrice. Et la Seine, inchangée, brune, dégueu. Puis des sdf, ceux qui mendient mais ont toujours une bouteille à la main et que je ne veux ni ne peux plaindre, mais aussi d’autres, comme cette femme seule, les yeux baissés, assise sur un sac de voyage contenant tout ce qu’il reste de sa vie. Contraste avec tous ces produits de luxe, cette limousine démesurée et entièrement rose, ces vitrines tape à l’oeil, ces bobos qui courent le dimanche matin dans le bois de Boulogne maintenant « nettoyé ». Et le mariage du nain et de sa star, sujet de conversation du jour. Et le café d’Amélie Poulain, où l’on n’a même pas eu le temps d’aller. Et saint Germain des prés que j’ai enfin découvert, mais en journée. Et l’on s’est promis d’y retourner. Le marais, la place des Vosges si belle, et la maison de madame Annie Girardot, qui n’y habite plus depuis peu nous dit-on, puisqu’elle est malade. Frissons. Mon amour me tient la main, toujours. Un olivier majestueux dans un jardin. Et une visite guidée en car de Paris illuminée, après cette première journée je n’aurais plus pu marcher héhé. Et le jardin des tuileries enfin traversé, souvenir de mes lectures d’enfant, comtesse de Ségur. Des noms de rues ou de lieux qui me parlent, entendus depuis toujours dans des chansons des livres ou que sais-je encore et que je m’étais juré de découvrir un jour en vrai. Rêve de toujours réalisé, et réïtéré. Quatrième fois que je viens dans cette ville, et à chaque fois autant émerveillée. Détails, souvenirs intacts des fois précédentes, endroits où l’on s’était embrassé, le piano de la closerie des lilas, Paris-plage avec mes enfants, cet orage sur Montmartre au ciel mauve, ou l’étonnement d’un réveillon de nouvel an perdus au milieu de la foule sur les champs Elysées, seuls au monde mon amour et moi. Paris, quoi. Vivement la prochaine fois
🙂

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