Galette des rois. Moi je suis la reine. Des connes :-)

6 janvier 2008 at 19:42 (Uncategorized)

Un week-end entier dans ma bulle. Phase II à fond. Ne pas mettre le nez dehors, sauf hier pour les courses obligatoires. Seule, mes grands en vadrouille, un pour les soldes l’autre chez sa schtroumpfette. Seule et c’était voulu, pardon mon S., pardon frangin, aussi. Seule même pour le souper, et c’était mieux, au fond. Plat surgelé et télé, comme toute la semaine écoulée. Et hier, pour une fois un programme que j’ai bien aimé. Une pièce de théatre jouée en direct. Line Renaud et Muriel Robin seules en scène. Je m’y collais un peu à regrets, vu la pauvreté des autres programmes, et j’ai bien fait ! Hop encore une soirée de passée. Traîner devant la télé, jusqu’à l’attaque de Morphée, puis dans mon lit m’écrouler. Dimanche de phase II annoncé, heureusement mes grands seront là, galette des rois et délicieux souper. Puis un baby sitting ma foi bien tombé, avec mon petit pote préféré. Vu l’état de mes finances, je ne vais pas refuser. La tête sous l’eau, bruits lointains et anesthésiés.   Anesthésiée.
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Phase II

6 janvier 2008 at 19:41 (Uncategorized)

Après la phase I, sourire, bouger, brasser beaucoup d’air pour faire croire que oui je vais bien ne t’en fais pas, voici la II, ou la vie au ralenti. Je m’emmitoufle, je m’enterre. Je m’enfuis. Etrangère au monde qui m’entoure. Comme quand tu es à la piscine et que, la tête sous l’eau, tu ne captes rien d’autre que des bruits déformés et tellement lointains. Plus aucun poids, ni dans le coeur ni sur l’estomac, tu flottes. Je survis. Heureusement mes enfants sont là cette semaine, et eux sont mes bouées. Sans en parler, sans rien demander, respect. J’évite mes amis, les proches qui eux, voudraient à tous les coups questionner. Laissez moi recoudre la plaie béante, sinon tout le sang s’écoulera. Laissez moi guérir seule. Personne ne peut m’aider. Sauf. Toutes mes mains tendues me sont revenues, comme autant de gifles. A vouloir me -nous- sauver j’ai tout foiré. Eviter tout le monde, surtout ne pas parler, rien ne vous regarde. Rien. Mais avoir envie de hurler ma douleur au monde entier. Paradoxe hein. J’aimerais tant qu’on m’aide. Mais je n’attends qu’une main. Les autres barrez vous, sinon gare aux gifles. Rien n’est clair? Tant pis. C’est pas pour vous pour moi que j’écris.

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