Quand la journée de l’ascension débute par une chute

18 mai 2007 at 11:19 (Uncategorized)

Ou comment je réagis puissance 1000 à des n’importe quoi qui me blessent, et je manque de faire s’écrouler ma planète rose dans le fin fond d’un trou noir. Purée parfois je ne me reconnais pas. J’ai mal pour des riens. Et vous me connaissez, j’ai mal, alors j’aboie. Je réagis avec une force dont je ne me croyais pas capable. Heureusement, celui qui m’aime a eu le don de laisser passer la crise. Et donc plouf, minable, elle ne veut plus rien dire. Et heureusement. En gros je vous explique que je suis doucement entrain de virer dingo. Et là je n’essaye même pas de vous faire marrer.  

Heureusement la journée était belle. Heureusement ce festival des arts de la rue(*) était génial. Heureusement j’étais seule une grande partie de cette journée, et j’ai pu décompresser. Me ballader, tout regarder, grimper là haut vers la Citadelle en attendant que les balladins arrivent, marcher encore et encore. A en avoir mal partout. Et faire le vide. Intersidéral. Pour raccrocher la planète sur son orbite. Et manger une barbe à papa comme nébuleuse, retrouver une âme d’enfant, et vaincue, arriver à sourire lors des spectacles.

Et puis attendre la fin d’après midi, pour qu’Il arrive. Et refaire les mêmes parcours, revoir les mêmes spectacles. Mais cette fois main dans la main. Et respirer, enfin.

Puis un resto en amoureux. Puis une nuit faite d’insomnies à le regarder dormir. Et me dire que j’ai une p’tin de chance. Et qu’il faut que j’arrête de me laisser bouffer par son absence, et les questions du *$#*grrr*  de diable sur l’épaule.

Et qu’il faut que je dorme…

(*) www.namurenmai.be

 

Publicités

Permalien Laisser un commentaire