Il faut croire au destin

6 avril 2006 at 14:24 (Uncategorized)

« Le bonheur c’est d’être heureux, ce n’est pas de faire croire aux autres qu’on l’est. » (Rimbaud)

Encore un qui avait tout compris…

Un jour de novembre 2001, tout ce qui était ma vie depuis un peu plus de 21 années s’est écroulé. Comme un chateau de cartes. Stop, terminé, go out il m’a dit. Vendre ma maison, quitter mon village a été un déchirement total. Faire vivre un divorce à mes enfants une plaie à jamais béante.

Déracinée, un peu paumée, je me suis retrouvée -oh non loin de là, 2 petits km- dans une mignonne petite maison et que j’ai essayé de rendre accueillante, souriante.

Tout ça pour en arriver à la citation ci dessus…

Sourire. Faire croire que l’on est heureux, telle était ma devise. Pour ne pas inquiéter, attrister mes enfants et mes proches. Leur faire croire que j’allais bien, malgré tout. Que redémarrer sa vie à près de 40 ans c’est simple comme une maison fleurie et colorée. Vivre, sourire, faire semblant, chanter et tout donner une semaine sur 2. Et me vider de solitude et d’impression de vivre « pour rien » la semaine suivante. Garde alternée.

3 ans à ce rythme. 3 ans à faire semblant. Ne montrer que le côté souriant, soi disant enfin émancipée, fan de concerts et festivals en tous genres, clamant que mais oui je suis forte nonmého qu’est ce que vous croyez et pas besoin d’un compagnon puis j’adore aussi le ciné ou le resto seule…

Et ils y ont cru. J’ai berné tout le monde, moi le gugusse, le clown jamais triste. Oh j’avais bien des petits moments de déprime, des creux de la vague. Mais c’était juste la fatigue, l’hiver qui n’en finissait pas, les petits potes en garde un peu trop difficiles…. Et ils le croyaient toujours.

J’ai tenu le coup. En me disant secrètement, en me mettant à espérer qu’un jour je sortirais de ces sables mouvants. Que quelqu’un finirait bien par me tendre la main et me hisser vers le soleil. Et tiens, pourquoi pas un prince charmant, tant qu’à faire autant rêver en rose….

Mais les mufles sont parfois fortiches pour se déguiser eux aussi. En superman, en prince charmant et romantique, en ange ou autre piège à conne moi. Vlan, rétamée à chaque fois.

Alors j’ai décidé de ne plus y croire. J’avais tenu 3 ans, j’étais donc blindée ! et n’y revenez plus je ferai très bien seule.

« Arrête de faire semblant, on n’est quand même pas toujours dupes. Mets-toi à croire au destin, un jour tu trouveras la bonne personne » et blablabla on me disait… Gardez donc vos conneries cette fois je n’y crois plus !

Comme je me trompais….

Le destin. Super invention que c’te chose. Si, finalement.

Merci à Toi, qui y croyais, merci de l’avoir forcé ce destin, en m’appelant il y a juste 1 an..

Merci au marionettiste là quelque part tirant les ficelles du bonheur d’en avoir déposé une dans nos mains et de m’avoir poussé à te répondre…

Le destin. Quelque part il était là, il attendait l’heure. Ta vie et ma vie, avec tellement de parallèles. Comme des rails en attente d’un croisement. Heureux aiguillage. Merci marionettiste.

Putain de destin, super invention !

Et pourtant jamais je n’ai voulu croire à « tout ça ». Si on m’avait dit ce jour d’il y a 3 ans que le chanteur du groupe qui jouait non loin de moi dans ce chateau, ou l’année suivante, que ce chanteur encore, que j’avais juste vu de dos quittant la scène aux francofolies serait l’homme du reste de ma vie ! Jamais je ne l’aurais cru !

Putain de destin ! …super invention.

Si on m’avait dit que lors de ce concert de Renaud IL était quelque part parmi les 5.000 fans présents je m’en serais tirée par une pirouette de réponse ironique,  -tout en me disant que purée, un fan de Renaud ça serait quand même un sacré coup de bol…- mais encore une fois jamais je ne l’aurais cru….!

Putain de destin, là tapi dans l’ombre !

Cela fait maintenant 1 an que je t’ai rencontré.

Si l’on m’avait dit……. moi qui n’osais même pas espérer que tu puisses devenir cet ami ce grand frère ce confident. Jamais je n’aurais pensé mériter cela. Te mériter.

Si l’on m’avait dit que j’allais t’aimer et être aimée à ce point, jamais je n’aurais osé le croire

Mais si on avait pu me le certifier, à 2 mains j’aurais signé !

Putain de destin! c’est toi que je dois remercier…?

Le bonheur c’est d’être heureux, ce n’est pas de faire croire aux autres qu’on l’est….

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