Savoir être maman. Ou savoir s’effacer

27 avril 2005 at 13:09 (Uncategorized)

Soirée « ça se discute ». Thème : « Parents-enfants. Comment se remettre d’un abandon? »

(Les hasards de la programmation… Mais pourquoi justement aujourd’hui ?)

Toutes les mères présentes avaient des raisons valables d’abandonner leur enfant. Elles les ont donc « confié » en vue de leur offrir une meilleure chance dans la vie. Loin de moi l’idée de les juger.

Tous ces enfants -devenus adultes, et présents pour le débat- l’ont mal vécu. C’est bien logique. Ils n’ont eu de cesse de retrouver leur mère biologique. C’est très légitime. Rechercher ses racines, connaître sa vraie maman. Pouvoir enfin comprendre. Puis pardonner.

Moi, ma mère m’a abandonné à ma grand mère jusqu’à ma rentrée à l’école primaire. Donc pas au sens définitif, ni juridique. Si ça avait été le cas et dès ma naissance, j’aurais peut-être eu la chance d’avoir une vraie maman, et qu’elle soit d’adpotion n’aurait eu aucune importance à mes yeux. Elle aurait été là, à tout moment et pour toutes les étapes de ma vie. Hier, maintenant et demain. Elle aurait été ma maman. Les familles adoptives sont par définition en manque d’un enfant, donc débordent d’amour à donner. C’est ma logique, et pour moi elle est forcément juste. Et tant pis si vous ne suivez pas mes raisonnements tordus   🙂

Il y a des choses que je ne pourrai jamais pardonner, ni oublier. On ne peut pardonner ce qui est impardonnable, les plaies de l’enfance ne cicatrisent jamais. Pardonner, seul dieu pourrait éventuellement le faire. Moi ça fait longtemps que j’ai retiré mes billes de ce sale jeu.

Et je vous le dis, imaginons que j’aurais été adoptée et heureuse au sein d’une famille aimante. Et mise au courant de ce qu’était vraiment ma mère biologique, ben je n’aurais même pas voulu la rencontrer. Et tiens ça m’aurait évité presque toute une vie de tant de situations de drames, bagarres, scènes de ménage et d’alcoolisme puissance 100. D’être témoin de sa déchéance, victime de sa méchanceté et de tant de cruauté mentale, d’humiliations et aussi de culpabilisation savamment orchestrée.

Et tant pis si vous me jugez mal. J’avais besoin de vider mon sac. Et oui j’ai le droit d’avoir la haine. J’ai le droit, puisque j’ai mal.

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